LA PRINSE PETI
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17. La serpente

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Cuando on vole parla divertinte, lo pote aveni ce on menti pico. Me no ia es multe onesta en parla a tu sur la lampores. Me risca dona un idea falsa de nosa planeta a los ci no conose lo. Persones ocupa vera poca spasio sur la Tera. Si la du mil milion abitores ci popla la Tera ta sta alga folida, como en un asembla, los ta cabe fasil sur un plaza publica longa de dudes milias e larga de dudes milias. On ta pote paci la umanas sur la isola pasifica la min peti.

Quand on veut faire de l’esprit, il arrive que l’on mente un peu. Je n’ai pas été très honnête en vous parlant des allumeurs de réverbères. Je risque de donner une fausse idée de notre planète à ceux qui ne la connaissent pas. Les hommes occupent très peu de place sur la terre. Si les deux milliards d’habitants qui peuplent la terre se tenaient debout et un peu serrés, comme pour un meeting, ils logeraient aisément sur une place publique de vingt milles de long sur vingt milles de large. On pourrait entasser l’humanité sur le moindre petit îlot du Pacifique.

Persones grande, natural, no va crede tu. Los imajina ce los ocupa multe spasio. Los opina ce los es importante como baobabes. Donce tu va consela los a fa la calcula. Los adora numeros: lo va plase los. Ma no perde tua tempo en esta taxe noiante. Lo es futil. Tu fida me.

Les grandes personnes, bien sûr, ne vous croiront pas. Elles s’imaginent tenir beaucoup de place. Elles se voient importantes comme des baobabs. Vous leur conseillerez donc de faire le calcul. Elles adorent les chiffres : ça leur plaira. Mais ne perdez pas votre temps à ce pensum. C’est inutile. Vous avez confiance en moi.

Donce, cuando sur la Tera, la prinse peti ia es multe surprendeda par vide nun. El ia teme ja ce el ia fa un era de planeta, cuando un anelo de color de luna ia move sur la arena.

Le petit prince, une fois sur terre, fut donc bien surpris de ne voir personne. Il avait déjà peur de s’être trompé de planète, quand un anneau couleur de lune remua dans le sable.

“Bon note.” – la prinse peti ia dise, per caso.

« Bonne nuit, fit le petit prince à tout hasard.

“Bon note.” – la serpente ia dise.

— Bonne nuit, fit le serpent.

“Sur cual planeta me ia cade?” – la prinse peti ia demanda.

— Sur quelle planète suis-je tombé ? demanda le petit prince.

“Sur la Tera, en Africa.” – la serpente ia responde.

— Sur la Terre, en Afrique, répondit le serpent.

“A! … Donce on ave nun sur la Tera?”

— Ah ! … Il n’y a donc personne sur la Terre ?

“Asi es un deserto. On ave nun en la desertos. La Tera es grande.” – la serpente ia dise.

— Ici c’est le désert. Il n’y a personne dans les déserts. La Terre est grande », dit le serpent.

La prinse peti ia senta se sur un petra e ia leva sua oios a la sielo:

Le petit prince s’assit sur une pierre et leva les yeux vers le ciel :

“Me demanda a me” – el ia dise – “esce la stelas es luminada afin, a alga dia, cadun pote retrova la sua. Regarda mea planeta. Lo es direta supra nos … Ma lo es tan distante!”

« Je me demande, dit-il, si les étoiles sont éclairées afin que chacun puisse un jour retrouver la sienne. Regarde ma planète. Elle est juste au-dessus de nous… Mais comme elle est loin !

“Lo es bela.” – la serpente ia dise. “Tu veni asi per fa cual?”

— Elle est belle, dit le serpent. Que viens-tu faire ici ?

“Me ave difisiles con un flor.” – la prinse peti ia dise.

— J’ai des difficultés avec une fleur, dit le petit prince.

“A!” – la serpente ia dise.

— Ah ! » fit le serpent.

E los ia silenti.

Et ils se turent.

“Do es la persones?” – la prinse peti ia recomensa final. “On es pico solitar en la deserto …”

« Où sont les hommes ? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert…

“On es ance solitar entre persones.” – la serpente ia dise.

— On est seul aussi chez les hommes », dit le serpent.

La prinse peti ia regarda el tra longa:

Le petit prince le regarda longtemps :

“Tu es un animal strana,” – el ia dise final a el – “magra como un dito …”

« Tu es une drôle de bête, lui dit-il enfin, mince comme un doigt…

“Ma me es plu potiosa ca la dito de un re.” – la serpente ia dise.

— Mais je suis plus puissant que le doigt d’un roi », dit le serpent.

La prinse peti ia fa un surie:

Le petit prince eut un sourire :

“Tu no es multe potiosa … Tu no ave an gamas … Tu no pote an viaja …”

« Tu n’es pas bien puissant… tu n’as même pas de pattes… tu ne peux même pas voyager…

“Me pote porta tu a plu distante ca un barcon.” – la serpente ia dise.

— Je puis t’emporter plus loin qu’un navire », dit le serpent.

El ia envolve se sirca la talo de la prinse peti, como un brasaleta de oro:

Il s’enroula autour de la cheville du petit prince, comme un bracelet d’or :

“Cuando algun es tocada par me, me reenvia el a la tera de do el ia sorti.” – el ia continua. “Ma tu es pur, e tu veni de un stela …”

« Celui que je touche, je le rends à la terre dont il est sorti, dit-il encore. Mais tu es pur et tu viens d’une étoile… »

La prinse peti ia fa no responde.

Le petit prince ne répondit rien.

“Me compatia tu, tan debil, sur esta Tera de granito. Me pote aida tu a alga dia, si tu senti tro la manca de tua planeta. Me pote …”

« Tu me fais pitié, toi si faible, sur cette Terre de granit. Je puis t’aider un jour si tu regrettes trop ta planète. Je puis…

“O! Me ia comprende multe bon,” – la prinse peti ia dise – “ma perce tu parla sempre par enigmas?”

— Oh ! J’ai très bien compris, fit le petit prince, mais pourquoi parles-tu toujours par énigmes ?

“Me solve tota los.” – la serpente ia dise.

— Je les résous toutes », dit le serpent.

E los ia silenti.

Et ils se turent.

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Lo ia es automatada jenerada de la paje corespondente en la Vici de Elefen a 3 desembre 2020 (19:53 UTC).