LA VIAJOR SUR LA TERA
PreambulManoscrito de Daniel O’Donovan (Parte 1)Manoscrito de Daniel O’Donovan (Parte 1, segue)Manoscrito de Daniel O’Donovan (Parte 1, Sonia)Manoscrito de Daniel O’Donovan (Parte 2)I. De la dirijor de la Revista de Fairfax a Sr Charles DraytonII. De Charles Drayton a la dirijorIII. De Sra Smyth a la dirijor de la Revista de FairfaxIV. Reporta de la dotor ThorntonV. Frato de un letera de Sra G.

Mostra ance la testo orijinal

V. Frato de un letera de Sra G.

V. Fragment d’une lettre de Miss G.

(Lo ia es publicida plu tarda.)

(Elle fut publiée plus tard.)

 

… Me envia a tu en la mesma posta la numero la plu resente de la Revista de Fairfax cual serta va interesa tu. Tu va dise a me esce tu conose un caso plu strana ca lo de la joven O’Donovan. Lo pare a me ce on ia ta pote garda el de la fini orible cual el ia sufri, e me no es como los ci crede la esplicas supranatural cual on presenta de lo. Me pensa multe simple ce el ia es vitim de un ataca de febre calda de la tipo la plu comun e ce lo es culpable ce on no ia es sufisinte atendosa con el. Mea frate no opina tal. El ia manteni se informada de tota esta caso, e sua opina es ce Daniel O’Donovan ia es, longo sua dise, colpada par la grasia; ma, el segue, acel grasia ata frecuente en relata con la disposa de la person ci reseta lo. Lo converti la dulses par la convinse, lo cade la violentes e la orgulosa. En la alma de esta fol, lo ia ta ata – esce me ta osa scrive lo? ma el parla –, lo ia ta ata en un modo fol, o saja, seguente un punto de vista teral o un punto de vista providensial. El dise ance ce esta mori temprana es un bondise, e ce lo conclui a un momento oportun un vive de nonsertia e de miseria spirital. Mea Dio, u ce esta omes de studia es ferose! Acel es un razona cual va tremeta tu, ma tu sabe ce mea frate es pico tro laxe, e me aposta ce la eglesa no opina como el sur acel punto de la grasia. Evidente, tu no va dise cualce parola de tota cual me scrive a tu.

… Je vous envoie par la même occasion le dernier numéro de la Revue de Fairfax qui ne manquera pas de vous intéresser. Vous me direz si vous connaissez une histoire plus singulière que celle du jeune O’Donovan. Il me semble qu’on aurait pu lui épargner l’horrible fin qu’il a soufferte et je ne suis pas de ceux qui croient aux explications surnaturelles qu’on en donne. Je pense tout simplement qu’il a été victime d’un accès de fièvre chaude de l’espèce la plus ordinaire et qu’il est criminel de ne pas l’avoir mieux surveillé. Mon frère n’est pas de cet avis. Il s’est tenu au courant de toute cette affaire et son opinion est que Daniel O’Donovan a été, comme il dit, frappé de la grâce ; mais, ajoute-t-il, cette grâce agit souvent selon le caractère de la personne qui la reçoit. Elle convertit les doux par la persuasion, elle jette en bas les violents et les orgueilleux. Dans l’âme de ce fou elle aurait agi, oserai-je l’écrire ? mais c’est lui qui parle, elle aurait agi follement, ou sagement, suivant qu’on se place au point de vue terrestre ou au point de vue providentiel. Il dit encore que cette mort précoce est une bénédiction et qu’elle termine au bon moment une vie d’incertitude et de misère spirituelle. Mon Dieu, comme ces hommes d’étude sont féroces ! Voilà un raisonnement qui vous fera frémir, mais vous savez que mon frère est un peu latitudinaire et je parierais que l’Église n’est pas du même sentiment que lui sur ces questions de la grâce. Bien entendu, vous ne direz pas un mot de tout ce que je vous écris.

Esce tu no es surprendeda con esta sermon? Sin duta, tu no ia pensa ce tua vea ami es interesada en la teolojia como cualce presbiterian. Escuta aora un cosa positiva cual me ia aprende de la caso de la joven Daniel. Ma, prima, esce me ia dise ce me ia conose sua tia cuando ela ia es ancora prometeda? Acel fem malfortunosa ia fa un vera mal sposi. Esce tu ta crede ce ela ia sposi un om de la norde, e a du anios ante la gera? Elo es un senior Drayton, de New York. Tra la gera, elo ia vive en Europa con sua sposa e, en 1867, el ia reveni a Savannah como si no cosa ia ta aveni. On dise an tal ce el mostra se nunca. Me no sabe cual interesa lia elo a acel vila. Ma me reveni a sua sobrino: acel dise ce el ia encontra mea frate sur la via, a un matina de la mense pasada, ma mea frate sorti sola a la posmedia e, plu, el es la unica eglesor de la rejion. Nesesada, la joven om ia imajina un parte grande de la pasea de cual el parla. Acel contradise la reporta entera, car, si el ia era en esta parte, el ia pote era en cada parte. Lo es ance serta ce la person ci el nomi Paul es la creada de un mente turbada, car la persones ci ia conose Daniel O’Donovan acorda per dise ce el ia es sempre solitar. Ma la cosa la plu strana de la caso no es acel. Tu va sabe ce la malfortunosa ia crede reseta a alga dia un letereta de esta ci el nomi Paul ; me dise “crede reseta” esta letereta, car, en realia, el mesma ia scrive lo, sin persepi lo cual el ia fa. Esce lo no es lo cual on nomi la scrive automata? En pasa tu sabe multe plu ca me sur la fondo mesma de acel caso strana, de acel mal caso…

N’êtes-vous pas surprise de ce petit sermon ? Vous ne vous doutiez pas que votre vieille amie trempait dans la théologie comme le premier presbytérien venu. Écoutez maintenant ce que j’ai appris de positif sur l’histoire du jeune Daniel. Mais d’abord vous ai-je dit que j’ai connu sa tante alors qu’elle était fiancée ? La pauvre femme a fait un bien mauvais mariage. Croiriez-vous qu’elle a épousé un homme du Nord, et cela deux ans avant la guerre ? C’est un M. Drayton, de New York. Pendant la guerre il a vécu en Europe avec sa femme et en 1867 il est revenu à Savannah comme si rien ne s’était passé. On dit cependant qu’il ne se montre jamais. Je ne sais quel intérêt l’attache à cette ville. Mais je reviens à son neveu. Il dit qu’il a rencontré mon frère sur la route, un matin du mois dernier, mais mon frère ne sort que l’après-midi et il est de plus le seul ecclésiastique de la région. Il faut donc que le jeune homme ait imaginé une bonne partie de la promenade dont il nous parle. Cela infirme le récit tout entier, car s’il s’est trompé en cet endroit il peut s’être trompé partout. Il est également certain que le personnage qu’il nomme Paul est la création d’un esprit troublé, car les personnes qui ont connu Daniel O’Donovan s’accordent pour dire qu’il était toujours seul. Mais le plus étonnant de l’histoire n’est pas là. Vous saurez que le malheureux a cru recevoir un jour un billet de celui qu’il appelle Paul ; je dis cru recevoir ce billet, parce qu’en réalité il l’avait écrit lui-même, sans se rendre compte de ce qu’il faisait. N’est-ce pas là ce qu’on appelle l‘écriture automatique ? Du reste vous en savez beaucoup plus que moi sur le fond même de cette étrange, de cette vilaine histoire, etc.

 

Esta paje es presentada con la lisensa CC Attribution-Share Alike 4.0 International.
Lo ia es automatada jenerada de la paje corespondente en la Vici de Elefen a 30 junio 2024 (16:38 UTC).