LA VIAJOR SUR LA TERA
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LA VIAJOR SUR LA TERA

par Julien Green


[Preambul]

No pega fisa tan
como esta imajinas melancolica.
MALHERBE. 

 

Mostra ance la testo orijinal

A alga anios ante aora, la autor de la tradui cual on va leje ia trova se en un vila de la Statos Unida, cuando la acaso de un rexerca leteratural minor ia pone en sua manos alga documentos de un tipo tan spesial ce, per jua, el ia copia los esata; ma, car los conserna cosas ja distante e cuasi oblidada en la pais mesma do los ia aveni, lo ta es bon ce on no presenta los a la lejor sin reveni a la orijina e recorda un aveni cual ia move en 1895 la vila de universia Fairfax.

Il y a quelques années, l’auteur de la traduction qu’on va lire se trouvait dans une ville des États-Unis quand le hasard d’une petite recherche littéraire lui mit entre les mains des documents d’un caractère si particulier qu’il s’amusa à les recopier tout au long ; mais comme ils ont trait à des choses déjà lointaines et presque oubliées dans le pays même où elles se passèrent, il sera bon de ne pas les présenter au lecteur sans remonter aux origines et rappeler un événement qui émut en 1895 la ville universitaire de Fairfax.

Sirca la 10 setembre de acel anio on ia estrae de la rio la corpo de un joven om de des-sete o des-oto anios. Sua membros rompeda a plural locas ia indica ce posible el ia cade; en segue el ia rola asta la basa de un inclina alga presipe, xocante petras agu.

Vers le 10 septembre de cette année on retira du fleuve le corps d’un jeune homme de dix-sept ou dix-huit ans. Ses membres brisés en plusieurs endroits indiquaient qu’il avait dû tomber, puis rouler jusqu’en bas d’une pente assez rapide, en se heurtant à des pierres coupantes.

Poca ante ce lo traversa la vila, la rio flue entre du mures inclinada, con puntos rocosa, cual alti gradal cuando on asende la flue e on profondi en la campania. Lo no ia es difisil ce on imajina la sena de la asidente. La joven om ia es paseante, a note, sin duta, a la anteurbe de la vila. No vidente do el vade, el ariva a la borda de la rio cual la oscuria asconde. La tera es empapada par un pluve resente. El lisca subita e, ante ce el pote saisi alga cosa, el presipita sur la rocas cual lasera el, e cade par rebondi en la rio, do el afoca.

Un peu avant de traverser la ville, le fleuve coule entre deux murs déclives, hérissés de rochers, et qui gagnent en hauteur à mesure qu’on remonte le courant et qu’on s’enfonce dans la campagne. On n’eut donc pas de difficulté à imaginer la scène de l’accident. Le jeune homme se promenait, de nuit, sans doute, dans les alentours de la ville. Sans voir où il va, il arrive au bord du fleuve que l’obscurité lui cache. La terre est détrempée par une averse récente. Il glisse tout à coup et, avant de pouvoir se retenir, il est précipité sur les rochers qui le déchirent, et retombe dans le fleuve où il se noie.

An tal la note de sua mori ia es tan clar ce algas ia refusa crede ce el ia pote veni asta la borda de la rio sin ce el vide lo su sua pedes, e, suposante ce, par causa de esta o de acel, el ia vole criminal fini sua vive, los ia proposa ce on entera el en un canto asiniada de la semetero e sin la rituos usual. Los ia insiste tan, e sujesta razonas tan credable, ce on ia vade a junta se a sua opina e entera la joven om como los ia desira.

Cependant il faisait si clair la nuit de sa mort que plusieurs personnes refusèrent de croire qu’il eût pu venir jusqu’au bord du fleuve sans le voir à ses pieds, et, supposant que pour une raison ou pour une autre il avait criminellement voulu mettre fin à ses jours, elles proposèrent qu’on l’enterrât dans un coin réservé du cimetière et sans les cérémonies habituelles. Elles firent tant et présentèrent des raisons si plausibles qu’on allait se ranger à leur avis et enterrer le jeune homme comme elles le désiraient.

La investiga ia determina ce sua nom es Daniel O’Donovan e ce el ia es de alga dias en la vila, do el ia intende segue studias. Entretempo algun ia descovre documentos scriveda par la mano de la mor cual permete pensa ce on ia freta pico tro e ce la situas ia es multe nonabitual — situas cual on no ia pote considera car on no ia conose lo, ma cual debe inspira un conclui tota diferente de lo cual on ia es a punto de adota. La entera donce ia es posponeda a la doman de esta dia cuando on ia descovre la documentos; en segue, on ia esamina atendosa acel manoscritos e on ia escuta la reportas de persones ci ia conose Daniel O’Donovan. Final, car la duta ia permane, on ia deside ce lo ia es plu bon ce on era jenerosa ca on era sever. On ia enscrive donce en la arcivos, a lado de la nom de Daniel O’Donovan, la parolas de un vea formula usosa en tal caso: mor par causa de la visita de Dio, e on ia acorda ce on entera la joven om con cortesia, con esta linias, estraeda de la libro de la Salmos, gravada sur la petra de tomba cual va covre el: 

L’enquête établit qu’il s’appelait Daniel O’Donovan et qu’il était depuis quelques jours dans la ville où il comptait faire ses études. Sur ces entrefaites quelqu’un découvrit des papiers de la main du défunt qui permirent de croire qu’on était allé un peu trop vite et qu’il y avait des circonstances très singulières dont on n’avait pu tenir compte parce qu’on ne les connaissait pas, mais qui devaient mener à une conclusion toute différente de celle qu’on avait été sur le point d’adopter. L’enterrement fut donc remis au lendemain du jour où l’on avait découvert les papiers ; puis on examina soigneusement ces manuscrits et l’on écouta les dépositions de personnes qui avaient connu Daniel O’Donovan. En fin de compte, comme le doute subsistait, on décida qu’il valait mieux se tromper dans la charité que dans la rigueur. On inscrivit donc aux registres, en face du nom de Daniel O’Donovan, les mots d’une vieille formule commode en pareil cas : <i>mort par la visitation de Dieu,</i> et l’on convint d’enterrer le jeune homme décemment, en faisant graver sur la dalle qui le recouvrirait ce verset tiré du livre des Psaumes :

Como donce un joven om va puri sua via?

Comment donc un jeune homme purifiera-t-il sa voie ?

Cuasi simultan, la dirijor de un jornal de la vila ia deside presenta a la publica la manoscrito cual on ia trova, e el ia eleje per titulo la linias cual ia es usada como enscrive de tomba. Acel presenta ia curiosi lejores cuantiosa, e, car la manoscrito para a un momento clavin, alga persones ia atenta an completi la spesie de nara cual composa lo, con lo cual los ia sabe ja de la personalia de sua autor.

Presque en même temps, le directeur d’un journal de la ville prit sur lui de donner au public le manuscrit que l’on avait trouvé et il choisit comme titre le verset qui avait servi d’épitaphe. Cette publication intrigua beaucoup de lecteurs, et, comme le manuscrit s’arrête à un moment décisif, il se trouva quelques personnes qui essayèrent de compléter l’espèce de narration dont il est composé, à l’aide de ce qu’elles savaient déjà sur le caractère de son auteur.

On ia ave donce un segue a la manoscrito, ma lo es sola un nara imajinal poca interesante e me ia prefere iniora lo. Me ia sustitui per lo alga leteras cual ia pare a me plu interesante, car la fatos cual los reporta es vera e los pleni alga falis multe importante. Consernante la nara de Daniel O’Donovan, me no ia sutrae, evidente, cualce cosa longa, no coreti sua espresas torpe cuantiosa. Me ajunta ce, en esta nara tal como en la leteras, previdable, tota la nomes es imajinal.

On eut donc une suite au manuscrit, mais elle n’a que l’intérêt d’une histoire imaginaire et j’ai cru bon de la négliger. Je l’ai remplacée par des lettres qui m’ont paru plus intéressantes parce que les faits qu’elles rapportent sont véritables et qu’elles comblent des lacunes très sérieuses. Pour ce qui est de la relation de Daniel O’Donovan, je n’ai, naturellement, rien voulu retrancher de ses longueurs, ni corriger ses nombreuses maladresses. J’ajoute que dans cette relation comme dans les lettres, et l’on s’y attendait, tous les noms sont fictifs.

Vide asi un tradui de acel documentos.

Voici une traduction de ces documents.

Manoscrito de Daniel O’Donovan (Parte 1)

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Lo ia es automatada jenerada de la paje corespondente en la Vici de Elefen a 30 junio 2024 (16:38 UTC).