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Fini del mundo

Un recorda de Manouna Orti
Traduida de la lingua franses e composada
par Michel Gaillard, 1980

Al costa de mar, a esta fini de la plaia, on ia ave,
entre jardines savajida,
alga casas abandonada, condenada.
Tra la fenetras fratida, on ia vide la mar…



La stasion vea, con sua ponteta de pasea,
la otel “Costa-Bela”
e la “Otel grande de la Plaia”, al fini
del terenos savaje do la venta de mar respira,

tota la vestijios de la vila antica cual me ia gusta,
tota la trasas de acel tempo,
los ia cansela — o! cual los ia fa!
La parce umil, do on ia encontra, no es plu.



De esta stradas do tu ia pasea a tan veses,
de acel locas do mea cor ia nase
poi ia colasa, cual cosa va resta?
A dia pos dia, me deveni un stranjer perdeda.

O, me recorda la dias antica e me plora,
sentante a alta del strada
do tu no apare plu, me clama a me:
« O tu ci plora e plora sin sesa, cual tu ia fa! »



Al costa de mar, a esta fini de la plaia, on ia ave,
en un jardin savajida,
un casa abandonada, condenada.
Tra la fenetras fratida, on ia vide la mar…

Tombeau - Michel Gaillard (1980): Sur le rivage, / à ce bout de la plage, / il y avait, / au milieu des jardins en friche, / des maisons abandonnées, / condamnées. / Par les fenêtres brisées, on voyait / la mer… / / L’ancienne gare / avec sa passerelle / par-dessus, / le vieil hôtel Beau-Rivage / et le grand hôtel de la Plage, / aux confins / des terrains vagues où respirait le vent / du large… / / Tous les vestiges / de l’ancienne ville / que j’aimais, / toutes les traces du vieux temps, / ils les ont effacées — / oh! qu’ont-ils fait? / Le petit parc où l’on se retrouvait / n’est plus. / / De ces rues où / je vous voyais passer / si souvent, / de ces lieux où mon cœur s’est fait, / puis s’est défait, / que va-t-il rester ? / Jour après jour, je deviens un étranger, / perdu. / / « Je me souviens / des jours anciens / et je pleure », / assis au plus haut de la rue / où vous n’apparaîtrez plus, / je me crie : / « Ô toi que voilà, pleurant sans cesse, / qu’as-tu fait? » / / Sur le rivage, / à ce bout de la plage, / il y avait, / au milieu d’un jardin en friche, / une maison abandonnée, / condamnée. / Par les fenêtres brisées, on voyait / la mer…

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Lo ia es automatada jenerada de la paje corespondente en la Vici de Elefen a 30 junio 2024 (16:38 UTC).