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La Mestre Gato, o la Gato con botas

Esta tradui de la nara “Le Maître chat, ou le Chat botté” par Charles Perrault ia es fada par Sunido en 2011.

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Un molinor lasa como sola posesedas, sua molin, sua asino e sua gato, a la tre enfantes ci el ave. La compartis es pronto fada: on ia clama no la notor no la legiste. On pote pensa ce tota esta erita povre va es pronto consumada. La fio la plu vea reseta la molin, la fio du reseta la asino, e la plu joven reseta sola la gato.

Un meunier ne laissa pour tous biens, à trois enfants qu’il avait, que son moulin, son âne et son chat. Les partages furent bientôt faits ; ni le notaire, ni le procureur n’y furent point appelés. Ils auraient eu bientôt mangé tout le pauvre patrimoine. L’aîné eut le moulin, le second eut l’âne, et le plus jeune n’eut que le chat.

Esta fio tre no pote es consolada par ave un parte tan povre:
“Mea frates”, el dise, “va pote gania onesta se vive, laborante en junta; consernante me, pos come mea gato, e pos fa un ganton con sua pelo, me va debe mori de famia.”

Ce dernier ne pouvait se consoler d’avoir un si pauvre lot : « Mes frères, disait-il, pourront gagner leur vie honnêtement en se mettant ensemble ; pour moi, lorsque j’aurai mangé mon chat, et que je me serai fait un manchon de sa peau, il faudra que je meure de faim. »

La Gato, ci oia la esta parla, ma ci finje no escuta, dise a el con un aspeta cuieta e seria: “No lamenta, mea mestre, tu debe sola dona a me un saco, e fa fabrica per me un duple de botas afin me pote vade en la maranias, e tu va vide ce tua parte no es tan mal como tu crede.”

Le Chat, qui entendait ce discours, mais qui n’en fit pas semblant, lui dit d’un air posé et sérieux : « Ne vous affligez point, mon maître ; vous n’avez qu’à me donner un sac et me faire faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n’êtes pas si mal partagé que vous croyez. »

An si la mestre de la Gato no fida multe sur cual la Gato dise, el no despera reseta un aida en sua miseria, car el ia vide ja la Gato fa tan multe trucos rusos per catura ratas e muses, como cuando el pende se par la pedes, o cuando el asconde se en la farina per finje un mor.

Quoique le maître du chat ne fît pas grand fond là-dessus, il lui avait vu faire tant de tours de souplesse pour prendre des rats et des souris, comme quand il se pendait par les pieds, ou qu’il se cachait dans la farine pour faire le mort, qu’il ne désespéra pas d’en être secouru dans sa misère.

Cuando la Gato reseta cual el ia demanda, el pone brava sua botas, e, ponente sua saco a sua colo, el teni la cordetas de el con sua du pedetas a ante, e vade a un coneria do ave un cuantia grande de coneos. El pone crusca e cardos de lete en sua saco, e pos reclina como si el ta es mor, el espeta ce un coneo joven, ancora poca instruida sur la ruses de esta mundo, veni e puia se en sua saco per come cual la Gato ia pone en el.
Direta pos cuando el reclina, el susede: un coneo joven sin cautia entra en sua saco, e mestre Gato, tirante la plu pronto la cordetas, catura el e mata el sin compati.

Lorsque le Chat eut ce qu’il avait demandé, il se botta bravement, et, mettant son sac à son cou, il en prit les cordons avec ses deux pattes de devant, et s’en alla dans une garenne où il y avait grand nombre de lapins. Il mit du son et des lasserons dans son sac, et s’étendant comme s’il eût été mort, il attendit que quelque jeune lapin, peu instruit encore des ruses de ce monde, vînt se fourrer dans son sac pour manger ce qu’il y avait mis.
À peine fut-il couché, qu’il eut contentement ; un jeune étourdi de lapin entra dans son sac, et le maître Chat, tirant aussitôt les cordons, le prit et le tua sans miséricorde.

Tota glorios per sua preda, el vade a la casa de la re, e demanda per parla a el. On fa ce el asende a la aparte de Sua Altia, do pos entra, el fa un inclina grande ante la re, e dise a el:
“Ave asi, Senior, un coneo savaje cual senior la marci de Carabas (el es la nom cual el imajina per sua mestre) ia comanda ce me trae a tu de sua parte.”
“Dise a tua mestre”, la re responde, “ce me grasia el e ce el fa un plaser a me.”

Tout glorieux de sa proie, il s’en alla chez le roi et demanda à lui parler. On le fit monter à l’appartement de Sa Majesté, où étant entré, il fit une grande révérence au roi, et lui dit : « Voilà, sire, un lapin de garenne que monsieur le marquis de Carabas (c’était le nom qu’il lui prit l’idée de donner à son maître) m’a chargé de vous présenter de sa part. — Dis à ton maître, répondit le roi, que je le remercie et qu’il me fait plaisir. »

A un otra ves, el vade per asconde se en un campo de trigo, teninte denova sua saco abrida, e cuando du perdises entra en el, el tira la cordetas e catura ambos de los. A pos el vade presenta los a la re, como el ia fa con la coneo savaje. La re reseta denova con plaser la du perdises, e fa dona a el mone per bevi.

Une autre fois, il alla se cacher dans un blé, tenant toujours son sac ouvert, et, lorsque deux perdrix y furent entrées, il tira les cordons et les prit toutes deux. Il alla ensuite les présenter au roi, comme il avait fait du lapin de garenne. Le roi reçut encore avec plaisir les deux perdrix, et lui fit donner pour boire.

La Gato continua tal, tra du o tre menses: de tempo a tempo el trae a la re carne de la xasa de sua mestre. A un dia, cuando el sabe ce la re intende pasea sur la borda de la rio con sua fia, la prinsesa la plu bela de la mundo, el dise a sua mestre: “Si tu vole segue mea consela, tua ricia va es fada: tu debe sola bani tu en la rio, a la loca cual me va mostra a tu, e a pos tu lasa ce me fa.”

Le Chat continua ainsi, pendant deux ou trois mois, à porter de temps en temps au roi du gibier de la chasse de son maître. Un jour qu’il sut que le roi devait aller à la promenade, sur le bord de la rivière, il dit à son maître : « Si vous voulez suivre mon conseil, votre fortune est faite : vous n’avez qu’à vous baigner dans la rivière, à l’endroit que je vous montrerai, et ensuite me laisser faire. »

La marci de Carabas fa cual sua gato consela a el, sin sabe per cua acel va es bon. En cuando el bani se, la re pasa a longo, e la Gato comensa cria con tota sua fortias: “Aida! aida! Ave senior la marci de Carabas ci afoca!” A esta cria, la re sorti sua testa tra la fenetra de la vagon, e, reconosente la Gato ci ia trae a el a tan multe veses carne de xasa, el comanda a sua gardores ce on vade pronto per salva senior la marci de Carabas.

Le marquis de Carabas fit ce que son chat lui conseillait, sans savoir à quoi cela serait bon. Dans le temps qu’il se baignait, le roi vint à passer, et le Chat se mit à crier de toute sa force : « Au secours ! au secours ! voilà monsieur le marquis de Carabas qui se noie ! » À ce cri, le roi mit la tête à la portière, et, reconnaissant le Chat qui lui avait apporté tant de fois du gibier, il ordonna à ses gardes qu’on allât vite au secours de monsieur le marquis de Carabas.

En cuando on retira de la rio la marci nonfortunosa, la Gato prosimi a la vagon, e dise a la re ce, en cuando sua mestre ia bani se, furores ia veni ci ia prende con se la vestes de la marci, an si el ia cria: “Furores!” con tota sua fortias; la rusosa ia asconde ja la vestes su un petra grande.

Pendant qu’on retirait le pauvre marquis de la rivière, le Chat s’approcha du carrosse et dit au roi que, dans le temps que son maître se baignait, il était venu des voleurs qui avaient emporté ses habits, quoiqu’il eût crié au voleur ! de toute sa force ; le drôle les avait cachés sous une grosse pierre.

La re comanda la plu pronto a la ofisiores de sua gardaroba vade per prende un de sua vestes la plu bela per senior la marci de Carabas. La re fa mil lodas a el e, car la vestes bela cual on veni de dona a el releva sua bon aspeta (car el es bela e bonformida), la fia de la re valua multe la marci. Pos du o tre regardas multe respetosa e alga delicata de la marci de Carabas a la fia, la fia comensa enama fol el. La re vole ce la marci asende en sua vagon e ce el partisipa a la turi. La Gato, contente de vide ce sua desinia comensa susede, parti en avansa, e encontrante paisanes ci falxi un prado, el dise a los: “Bon popla, vos ci falxi, si vos no dise a la re ce la prado parteni a senior la marci de Carabas, tota de vos va es pico axida como pasta de carne.”

Le roi ordonna aussitôt aux officiers de sa garde-robe d’aller quérir un de ses plus beaux habits pour monsieur le marquis de Carabas. Le roi lui fit mille caresses, et, comme les beaux habits qu’on venait de lui donner relevaient sa bonne mine (car il était beau et bien fait de sa personne), le roi voulut qu’il montât dans son carrosse et qu’il fût de la promenade. Le Chat, ravi de voir que son dessein commençait à réussir, prit les devants, et, ayant rencontré des paysans qui fauchaient un pré, il leur dit : « Bonnes gens qui fauchez, si vous ne dites au roi que le pré que vous fauchez appartient à monsieur le marquis de Carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté. »

La re no fali demanda a la falxores a ci el parteni, esta prado cual los falxi: “A senior la marci de Carabas”, tota de los dise en junta, car la menasa de la Gato ia asusta los.

Le roi ne manqua pas à demander aux faucheurs à qui était ce pré qu’ils fauchaient : « C’est à monsieur le marquis de Carabas, » dirent-ils tous ensemble ; car la menace du Chat leur avait fait peur.

“Tu ave ala un erita bela”, la re dise a la marci de Carabas. — Tu vide, Senior”, la marci responde, “el es un prado, cual no fali produi abundante a cada anio.”

« Vous avez là un bel héritage, dit le roi au marquis de Carabas. — Vous voyez, sire, répondit le marquis ; c’est un pré qui ne manque point de rapporter abondamment toutes les années. »

La mestre Gato, ci sempre avansa, encontra recoliores e dise a los: “Bona popla ci recolie, si vos no dise ce tota esta trigos parteni a senior la marci de Carabas, tota de vos va es pico axida como pasta de carne.”

Le maître Chat, qui allait toujours devant, rencontra des moissonneurs et leur dit : « Bonnes gens qui moissonnez, si vous ne dites que tous ces blés appartiennent à monsieur le marquis de Carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté. »

La re, ci pasa pos un momento, vole sabe a ci los parteni, tota la trigos cual el vide. “A senior la marci de Carabas”, la recoliores responde; e la re joia denova sur esta con la marci. La Gato, ci avansa ante la vagon, dise sempre la mesma cosa a tota de los ci el encontra, e la re es stonada par la posesedas grande de senior la marci de Carabas.

Le roi, qui passa un moment après, voulut savoir à qui appartenaient tous les blés qu’il voyait. « C’est à monsieur le marquis de Carabas, » répondirent les moissonneurs ; et le roi s’en réjouit encore avec le marquis. Le Chat, qui allait au devant du carrosse, disait toujours la même chose à tous ceux qu’il rencontrait, et le roi était étonné des grands biens de monsieur le marquis de Carabas.

La mestre Gato ariva final en un castel bela, de cual sua posesor es un ogro, la plu rica como on ia vide nunca a ante; car tota la teras longo cual la re ia pasa, es dependentes de esta castel. La Gato, ci ia atende informa se sur la identia e la capasias de esta ogro, demanda per parla con el, disente ce el no ia vole pasa tan prosima a sua castel sin ave la onora de inclina se ante el. Tan cortes como un ogro pote fa, la ogro reseta el, e fa ce el senta.

Le maître Chat arriva enfin dans un beau château, dont le maître était un ogre, le plus riche qu’on ait jamais vu ; car toutes les terres par où le roi avait passé étaient de la dépendance de ce château. Le Chat, qui eut soin de s’informer qui était cet ogre et ce qu’il savait faire, demanda à lui parler, disant qu’il n’avait pas voulu passer si près de son château sans avoir l’honneur de lui faire la révérence. L’ogre le reçut aussi civilement que le peut un ogre et le fit reposer.

“On ia serti a me”, la Gato dise, “ce tu ave la talento de cambia tu a tota spesies de animales; ce tu pote, per esemplo, muta a leon, a elefante. — Esta es vera”, la ogro responde enerjiosa, “e per mostra esta a tu, aora tu va vide me deveninte un leon.”

« On m’a assuré, dit le Chat, que vous aviez le don de vous changer en toutes sortes d’animaux ; que vous pouviez, par exemple, vous transformer en lion, en éléphant. — Cela est vrai, répondit l’ogre brusquement, et, pour vous le montrer, vous m’allez voir devenir lion. »

La Gato es tan asustada de vide un leon ante el, ce el core la plu pronto asta la canaletas de la teto, no sin turba e peril, par causa de sua botas cual no conveni per pasea sur la telias.

Le Chat fut si effrayé de voir un lion devant lui, qu’il gagna aussitôt les gouttières, non sans peine et sans péril, à cause de ses bottes, qui ne valaient rien pour marcher sur les tuiles.

Pos alga tempo, la Gato, pos vide ce la ogro ia lasa sua muta un, desende e confesa ce el ia teme multe. “On ia serti en ajunta”, la Gato dise, “ma me no ta pote crede acel, ce tu ave ance la capasia de prende la forma de animales la plu peti, per esemplo, de cambia tu a un rata, a un mus; me confesa ce me opina ce acel es tota nonposible. — Nonposible!” la ogro responde; “aora tu va vide acel.” E en la mesma tempo el cambia se a un mus, cual comensa core sur la solo. Direta cuando la Gato vide el, el lansa se sur la mus e come el.

Quelque temps après, le Chat, ayant vu que l’ogre avait quitté sa première forme, descendit et avoua qu’il avait eu bien peur. « On m’a assuré encore, dit le Chat, mais je ne saurais le croire, que vous aviez aussi le pouvoir de prendre la forme des plus petits animaux, par exemple de vous changer en un rat, en une souris : je vous avoue que je tiens cela tout à fait impossible. — Impossible ! reprit l’ogre ; vous allez voir ; » et en même temps il se changea en une souris, qui se mit à courir sur le plancher. Le Chat ne l’eut pas plus tôt aperçue, qu’il se jeta dessus et la mangea.

En esta tempo la re, ci vide pasante la castel bela de la ogro, vole entra en el. La Gato, ci oia la ruido de la vagon, cual pasa sur la ponte levable, core asta el e dise a la re: “Ta ce Tu Altia bonveni en esta castel de senior la marci de Carabas! — Como, senior la marci”, la re cria, “ance esta castel es de tu! Ave no cosa plu bela ca esta patio, e ca tota esta construidas cual ensirca el; ta ce nos vide la interna de los, per favore.”

Cependant le roi, qui vit en passant le beau château de l’ogre, voulut entrer dedans. Le Chat, qui entendit le bruit du carrosse, qui passait sur le pont-levis, courut au-devant et dit au roi : « Votre Majesté soit la bienvenue dans ce château de monsieur le marquis de Carabas ! — Comment, monsieur le marquis, s’écria le roi, ce château est encore à vous ! il ne se peut rien de plus beau que cette cour et que tous ces bâtiments qui l’environnent ; voyons les dedans, s’il vous plaît. »

La marci dona la mano a la prinsesa joven, e seguente la re, ci asende esente la prima, los entra en un sala grande, do los trova un come gloriosa de posmedia cual la ogro ia fa preparada per sua amis, ci ia intende visita el a acel mesma dia, ma ci no ia osa entra, sabente ce la re es ala. La re, encantada par la bon cualias de senior la marci de Carabas, tan como sua fia, ci es fol de el, e vidente la posesedas grande de la marci, dise a el, pos bevi sinco o ses vitros: “Lo va depende sola de tu, senior la marci, afin tu es mea fio par sposi.”

Le marquis et le roi, qui montait le premier, entrèrent dans une grande salle, où ils trouvèrent une magnifique collation que l’ogre avait fait préparer pour ses amis, qui le devaient venir voir ce même jour-là, mais qui n’avaient pas osé entrer, sachant que le roi y était. Le roi, charmé des bonnes qualités de monsieur le marquis de Carabas, et voyant les grands biens qu’il possédait, lui dit, après avoir bu cinq ou six coups : « Il ne tiendra qu’à vous, monsieur le marquis, que vous ne soyez mon gendre. »

La marci, fante multe inclinas, aseta la onora cual la re fa a el, e, direta a la mesma dia, el sposi la prinsesa. La Gato deveni un senior grande, e core pos muses sola per diverti se.

Le marquis, faisant de grandes révérences, accepta l’honneur que lui faisait le roi, et, dès le même jour, il épousa la princesse. Le Chat devint grand seigneur, et ne courut plus après les souris que pour se divertir.

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Lo ia es automata jenerada de la paje corespondente en la Vici de Elefen a 28 agosto 2025 (15:21 UTC).